Les chaleurs de Juin ont laissé place à un peu de fraîcheur (et même de la neige !) en cette première quinzaine de Juillet. Les températures revenues à la normale font du bien. À 2750m d’altitude, l’équipe a troqué le short pour les claquettes-chaussettes mérinos, c’est à dire notre style alpin préféré.
Tout le monde est bien là pour une saison estivale réussie au refuge Robert Blanc : notre chat Bouclette, les poules Pomme, Poire et Patate montées depuis quelques semaines et qui pondent tous les jours, ainsi que Nolwenn, notre super aide-gardienne (qui ne pond pas tous les jours mais qui fait pleins d’autres choses extraordinaires).
C’est partie pour un tour d’horizon des conditions autour du refuge.
Alpinisme
Côté Glacier des Glaciers, et bien… ça passe toujours ! Malgré les chaleurs de juin, le glacier s’est stabilisé depuis quelques semaines, merci le regel ! Il est toujours bien fracturé (on ne le réinvente pas) mais la trace est stable et n’alerte pas encore les guides et cordées qui le parcourent. Bien sûr, les prochaines semaines, nous resterons attentifs aux mouvements des glaces pour pouvoir informer les alpinistes des évolutions des ponts de neige.
L’arête des Lanchettes est toujours autant parcourue. Elle se prend maintenant à partir du col des Glaciers. La brèche derrière le refuge qui permet d’y accéder en début de saison est sèche. C’est un terrain à chamois (quelques chamois bipèdes s’y aventurent rarement). Attention, pierres qui roulent… Autrement, depuis le col des Glaciers, c’est le chemin du bonheur vers le Dôme.
Quelques cordées poursuivent maintenant jusqu’au sommet de l’Aiguille des Glaciers dont la voie normale est sèche. Des grimpeurs arrivent de la Kuffner mais nous avons peu de retours de leur part de ce côté de la montagne.
La Petite Aiguille attire encore les alpinistes qui passent maintenant par la partie haute du glacier pour rejoindre son col. Quelques groupes sur la haute route du Tour du Mont Blanc rejoignent le col de la Seigne en passant par le col 3000.
Côté Mont Tondu, des cordes fixes ont remplacé les câbles arrachés par l’hiver (merci Dominique Maillot !). La virée alpine jusqu’au col du Mont Tondu est un long fleuve tranquille. Quelques cordées arrivent du bassin de Tré la Tête depuis les Conscrits. Nos alpinistes-voyageurs nous permettent d’entretenir notre relation épistolaire avec nos voisins, merci ! Une belle corde fixe d’une quarantaine de mètres a été installée sous le Pain de Sucre vers la Pyramide Chaplan. Elle facilitera la progression des cordées dans ce joli éboulis. Rive droite, la rimaye commence à s’ouvrir doucement mais se contourne encore aisément par la gauche.
L’arête SW du col d’Enclave a été parcourue par deux gentilhommes (coucou la Chamoniarde !). D’après leurs dires : « C’est du rocher pas pire, un peu comme dans les Ecrins ». Mont Blanc sauvage… Vous pouvez trouver des informations sur le topo ici.
Le beau rocher de la Steph a été grimpé. Les relais ont bien hiverné et sont toujours en place. Rien à signaler, à part du plaisir dans cette ascension !
Randonnée
Côté randonnée et variantes du TMB, c’est la mélodie du bonheur ! Tous les sentiers autour du refuge sont pratiquées et il ne reste plus de neige. Les randonneurs profitent de la quiétude de ce cheminement en balcon, sauvage, minéral pour s’éloigner de la grande route du Tour du Mont Blanc.
Le col d’Enclave et le col de la Grande Ecaille sont bien parcourus. L’itinéraire est balisé tout du long. Le col d’Enclave est un sentier dans un pierrier raide et le col de la Grande Ecaille présente un terrain schisteux un peu glissant. Nous recommandons vivement des bâtons pour ces sections, de bonnes chaussures pour randonner et une carte IGN.
Le col des Fours et le col des Bouquetins sont aussi parcourus. Le « col de la Biquette » comme diraient nos randonneurs, est certainement la partie la plus technique de cette variante. Le sentier se perd un peu (mais globalement il faut monter tout droit jusqu’au col) et le terrain est un peu glissant. De là, vous aurez une vue magnifique sur la combe de Bellaval et le lac d’Enclave.
Pour aller au col de la Seigne, le sentier a été re-cairné et est bien balisé (Merci les guides des Arcs). Les passerelles ont été replacées. Le temps panneau du refuge indique 2h15, comptez bien 2h15. Ce n’est pas un sentier très roulant mais c’est une belle balade contemplative et immersive au pied des glaciers qui vous attend.
Pour le col des Chavannes, un névé se contourne encore facilement. Avant Bassa Serra, le chemin officiel est fermé car un névé bloque le passage. Toutefois, un passage a été creusé à l’occasion du trail de la Thuile…. Pour le col de Bassa Serra, un spit est arraché sur une main courante au début du passage.








