Côté Aiguille des Glaciers, ça s’active au mois de mai.
La route des Lanchettes est déneigée (merci la commune de Bourg-Saint-Maurice) et le refuge Robert Blanc est ouvert !
Les festivités ont donc commencé et cette année on peut dire que les alpinistes n’ont pas perdu de temps pour aller explorer les environs immaculés.
Allez, c’est parti pour un tour des conditions autour du refuge ! Ce mois de mai promet un début de saison réjouissant.
Alpinisme
Côté Dôme des Glaciers, c’est un glacier meringué mais sans danger apparent pour le moment qui vous attend. La trace de ski est faite (ou à refaire si option saupoudrage) et sillonne devant de belles tours de glace majestueuses et de grands murs de crevasses. Ces dernières sont encore bouchées et accordent quelques passages inespérés dont on se délecte pour notre randonnée glaciaire jusqu’au sommet. Ne vous laissez pas impressionner par cette scénographie glaciaire et laissez-vous porter par l’ondulation d’un parcours que certains trouveront coquin et d’autres contemplatif.
La face NW de l’Aiguille des Glaciers a été bravement parcourue ce dernier week-end. Méfiance pour les âmes ardentes, l’itinéraire est enneigé et les spits sont cachés (et donc difficile à trouver, partie de Cluedo engagée garantie). L’arête sommitale est encore bien enneigée et présente quelques petites corniches qui n’ont pas séduites les dernières cordées. Son sommet hiverne encore jusque la prochaine tentative.
La face NW de la Lex Blanche qui surplombe le glacier de Tré la Tête a été skiée les derniers week-ends. Grandiose.
Le Col des Glaciers a été tracé (en montée) versant Tré la Tête. Pour descendre du côté de la merveilleuse Vallée des Glaciers, un petit rappel de 30m pour atterrir en douceur et volupté sur la neige est conseillé.
N’oublions pas notre Mont Tondu adoré. L’accès au Col du Mont Tondu est sec comme un biscuit (prémisse d’un pain de Sucre réussi). Les câbles sont de sortie, pour votre plus grand bonheur. L’accès aux premiers câbles est la partie la plus farfelue : quelques trous de reptations sont apparents et il vous faudra certainement faire les bons pas dans ce léger tourment. Une fois le col franchi, deux itinéraires jusqu’au Pain de Sucre s’offrent à vous : l’arête pour les plus gourmands (enneigée mais sans obstacles apparents) ou le glacier pour les plus traditionnels qui permet une ascension réjouissante et heureuse.
L’arête du refuge a été parcourue ! Venez découvrir ce bijou oublié autour de l’Aiguille des Glaciers. Elle vous permet d’accéder à l’arête des Lanchettes qui elle même vous permet d’accéder au Dôme, qui lui même vous permet de…. allez on arrête. Itinéraire complet, varié et sans grande difficulté comme on les aime, réservé aux initiés tout de même.
L’arête des Lanchettes est également en condition avec de la neige sur les parties faciles et du rocher quand ça s’effile. Efficace. Vous avez tout le loisir de crapahuter entre ciel et terre avant de rejoindre la foule du Dôme. Avec un bon regel, elle peut s’accéder par la brèche derrière le refuge, moyennant le passage d’une petite reptation (petite, pour le moment).
Randonnée
Côté randonnée et variantes du TMB, c’est trop tôt pour emprunter ces itinéraires. Amis randonneurs du TMB, renseignez-vous sur les conditions et sur l’équipement adapté : piolet, vrais crampons, carte IGN.
N’oubliez pas que le sentier Thomas Roques est un cheminement sauvage et minéral avec des parties techniques réservées aux randonneurs expérimentés. Bien sûr la condition physique est importante mais aussi le fait d’être à l’aise avec la recherche d’itinéraire (le sentier n’étant pas toujours bien marqué), et avec des sentiers escarpés et parfois raides (présence de câbles en direction du col de la Seigne et sentier en balcon au en allant direction le col de la Grande Ecaille). La difficulté est souvent liée aux conditions météos : avec de la neige cela peut rendre le sentier impraticable sans équipement. Ces éléments sont à prendre en compte au regard de comment vous êtes expérimentés.






