Oyé oyé les amis, la saison d’été bat son plein et porte avec elle ses petits plaisirs : un grand soleil, une douce chaleur à 2750m, les sourires des vacanciers dépaysés, des oeufs plein le poulailler… ! En ce moment cohabitent aux tablées les voyageurs des cimes encore un peu immaculées et les aventuriers des sentiers de randonnée. Apparemment, la cohabitation est à la mode. À l’Assemblée de Robert Blanc, ça se passe plutôt bien. Il suffit de trouver leur dénominateur commun. Ici c’est la montagne et la bière.
Faisons un petit tour des grands pontes de par ici :
Alpinisme

L’accès à l’arête des Lanchettes au dessus du refuge est toujours praticable. Une belle pente de neige permet de prendre pied quelques mètres sous l’arête. S’en suit une virée aérienne au sec avec vue imprenable sur les voisins du bassin de Tré La Tête. Pensez à leur faire coucou.

Le glacier des Glaciers est toujours en condition. De jolies crevasses sont ouvertes mais se contournent aisément pour l’instant. Ça rend la balade plus photogénique. En montée, passez rive droite, puis traversez entre les crevasses puis terminez rive gauche. Vous arriverez au pied de la majestueuse Aiguille des Glaciers. Celle-ci a été parcourue plusieurs fois ces dernières semaines par sa voie normale. La Franco-italienne et la Küfner ont aussi été faites. Le col des Glaciers est parcouru en montée et en descente. La section où ça grimpe est sèche et les points apparents. Il reste un peu de neige pour prendre pied sur l’arête.

Côté col du Tondu, la corde fixe qui avait été installée au départ pour rejoindre le câble est maintenant trop à gauche. Il faut rejoindre le départ des câbles par le sentier d’été. La trace est faite régulièrement. La mini portion qui se faisait sans câble est maintenant équipée d’un bout de corde statique (Merci Olivier). Vous pouvez vous longer tout du long maintenant. Virée aérienne 100% plaisir.

La petite Aiguille des glaciers est encore fréquentée. Les cordées montent maintenant jusqu’à l’aplomb de la grande Aiguille, et tirent ensuite à l’est pour rejoindre la langue de glacier menant au col entre la petite et la grande Aiguille.

L’arête du refuge attire toujours les groupes en quête d’initiation et de perfectionnement en terrain montagne. Elle est parcourue l’après-midi après une montée (puis une pause) au refuge. La réchappe se fait à la brèche avant la dernière section en direction de l’arête des Lanchettes. On prend pied sur de la neige, c’est pratique.

Photos du glacier et du col des Glaciers
Randonnée 

Côté randonnée et variante du TMB : du nouveau !

Itinéraire Contamines > Lacs Jovets > Col d’Enclave > Col de la Grande Ecaille :

  • La montée au col d’Enclave est maintenant sèche !
  • Quelques névés à traverser entre le col d’Enclave et le col de la Grande Ecaille : ils peuvent être impressionnants si on n’a pas l’habitude d’évoluer sur ce genre de terrain. Les bâtons aident à se sécuriser. Personnes moins à l’aise, s’abstenir ou frissons garantis.
  • La descente du col de la Grande Ecaille est sèche mais la neige a laissé place au schiste caractéristique de ce versant. Glissades possibles. De même, il faut être à l’aise avec ce genre de terrain.

Pour profiter pleinement de cette variante sauvage et alpine, nous recommandons de se munir d’une carte IGN et du topo. Les sentiers sont parfois sous la neige ou moins visibles lorsque celle-ci fond.

Itinéraire Refuge Croix du Bonhomme > Col des fours > Col des bouquetins > Col de la Grande Ecaille (modifié) 

  • Col des Fours : parcouru et pas d’équipement nécessaire. Tout va bien.
  • Col des Bouquetins : plus de neige pour ce col ! Il est praticable. Le schiste peut rendre le parcours un peu glissant. Il reste quelques névés sur la traversée entre la Tête Nord des fours et le col mais ils ne sont pas raides, ni exposés.
  • Col de la Grande Ecaille : il reste un névé raide mais court sur la traversée entre le col des Bouquetins et le col de la Grande Ecaille. Restez prudents. Le col est sec mais de même le schiste rend le terrain un peu glissant.

Itinéraire Refuge Robert Blanc > Col de la Seigne :

Encore un peu de patience pour cette variante… La passerelle a été posée sur le deuxième ruisseau et le premier s’enjambe sans difficulté le matin. L’après-midi, il y a plus d’eau, vigilance. Trois névés posent actuellement problème juste avant le col. Le premier est le plus raide mais a bien fondu. Son contournement nécessite de la désescalade facile. Le 2ème se contourne difficilement. Il est moins raide que le premier mais encore exposé. Le 3ème et dernier névé est raide et court, mais moins exposé que le 1er. Il permet de rejoindre la main courante. Ainsi, on recommande des vrais crampons pour traverser ces névés le matin ou d’être très à l’aise sur ce genre de terrain. Il y a eu quelques accidents (sans grandes gravités) ce dernier mois, dont une personne munie de microspikes. Restez prudents. L’option B est donc toujours de redescendre aux Mottets et de récupérer le sentier classique du TMB.

Quelques photos du sentier Thomas Roques